Mardi 22 juillet, troisième jour du congrès mondial sur le Sida à Melbourne en Australie. Des scientifiques présentent les résultats de plus de trois ans de recherches sur le traitement des personnes infectées par le VIH

Les lymphocytes CD4 sont comme des réservoirs qui abritent le VIH qui s’y installe à l’état dormant. Ce virus s'y trouve en sécurité parce que inaccessible aux ARV et « invisible » pour le système immunitaire. A tout moment, par un système complexe, le virus peut quitter son état d'hibernale et être réactivé puis infecter de nouvelles cellules. C'est une des raisons pour lesquelles les patients sont contraints un traitement à vie.

Dans ce contexte, une équipe de l'université Aarhus au Danemark tentent de réactiver ces cellules pour les rendre vulnérables aux traitements. Au bout de trois ans, les chercheurs ont réussi à extirper le virus du VIH du corps de six patients volontaires et sont parvenus à le détecter à nouveau. «...nous pouvons activer un virus qui hiberne et ce virus va alors dans le sang en grande quantité », a déclaré l’investigateur principal de l’étude, Ole Schmeltz Sogaard. Les scientifiques espèrent que le virus pourra être repéré par les lymphocytes et détruit. « Nos résultats constituent un pas dans la bonne direction mais le chemin est encore long et les obstacles nombreux avant que nous puissions évoquer une guérison du sida » précise Ole Schmeltz Sogaard.

Le congrès mondial sur le Sida se tient jusqu’à vendredi 25 juillet 2014.