mgr_agboka27 avril 2008 -27 avril 2011. Voici trois ans que s’en est allé vers les félicités éternelles son Excellence Mgr Lucien MONSI AGBOKA, 1er Evêque du diocèse d’Abomey.

Affectueusement appelé « DAAGBO » à cause de sa sollicitude paternelle dont le style reste encore inégalé jusqu’à ce jour, Mgr Lucien MONSI AGBOKA a marqué les esprits et il sera difficile aux fidèles du diocèse d’Abomey de perdre sa mémoire. D’ailleurs les nombreuses œuvres qu’il a accomplies sont là et rappellent à chaque instant, son souvenir: le garage  Saint Joseph, l’imprimerie Saint Josaphat, la menuiserie Bon Pasteur, les fermes de kpoto-Akiza, de Bamè, de Kpètèkpa, l’auberge Bon Samaritain, les centres féminins et masculins de formation…

Sur le plan social,  il s’est battu tout son épiscopat durant pour la défense des filles victimes du mariage forcé et/ou précoce, de la séquestration dans les couvents de vodoun, de la maltraitance sous toutes ses formes, du système d’enfant placé « Vidomègon », du trafic transfrontalier … Ce drame humain continue toujours de se produire dans notre région surtout dans les zones les plus reculées. Les filles continuent toujours de frapper aux portes des centres féminins et il n’est pas question d’arrêter le mouvement. C’est pourquoi l’ensemble  de ceux et celles à qui il a donné la chance d’apprendre un métier  et de se réaliser dans la vie, a  décidé de créer une structure qui porterait son nom : Fondation Mgr Lucien MONSI AGBOKA.

Son objectif  est de financer la formation professionnelle des jeunes filles et des jeunes garçons  principalement ceux des familles démunies pour en faire des acteurs du développement dans leur milieu en les libérant des pressions sociales qui les en empêchent. De façon spécifique, il s’agira de : Poursuivre la lutte contre toutes formes de maltraitance des jeunes filles. Leur donner les soins psychologiques appropriés. Accueillir les  jeunes garçons de conditions défavorables et les héberger. Assurer aux jeunes filles et aux jeunes garçons, des métiers porteurs pour l’auto promotion. Appuyer les jeunes filles et les jeunes garçons pour leur insertion dans la vie active. Le bureau exécutif de cette fondation est déjà constitué; l’évêque d’Abomey en est  le président.  Ce bureau comprend entre autre deux membres du cercle  familial de Mgr AGBOKA. Le règlement  intérieur et les statuts sont en cours d’élaboration et la procédure administrative pour sa reconnaissance officielle est confiée à un cabinet de notaire. L’autorité municipale a accordé une place publique en sa mémoire et la statue sera bientôt réalisée. Pour l’heure, Monseigneur l’Evêque du diocèse d’Abomey souhaite que cette fondation commence par laisser des empreintes. C’ est pourquoi il propose l’achat d’une ferme d’au moins dix(10) hectares dans la zone de Djidja. Les fils et filles essayent de rendre dynamique ce « nouveau-né ». Ils envisagent dans sa maison de retraite à Djègbadji (RECO), une messe pour cette troisième année de son décès. Un pèlerinage  est aussi en vue pour tous les bénéficiaires de ses œuvres. Les dates de ces deux événements seront  précisées ultérieurement. Le bureau de l’Amicale profite de cette commémoration pour inviter tous les fils et filles spirituels de Monseigneur AGBOKA à resserrer les  rangs pour perpétuer l’héritage que nous a laissé notre DAAGBO.

Serges VITOULEY

Mai 2001 – Mai 2011, déjà dix ans qu’une convention a été signée par Mgr Lucien MONSI AGBOKA et Monsieur Alfred Coffi KOUSSEMOU dans le cadre d’un partenariat entre le diocèse d’Abomey et le Centre Hospitalier Départemental ZOU/COLLINES. L’objectif de ce partenariat est d’améliorer la prise en charge des usagers du CHD en particulier les couches les plus démunies et de contribuer au soulagement de leurs souffrances, au triple plans moral, physique et financier. Le samedi 21 mai 2011, a eu lieu la messe anniversaire présidée par Mgr Eugène Cyrille HOUNDEKON. Cette célébration a connu la participation effective du préfet des Départements du Zou et des Collines, du Secrétaire Général de la Mairie de Bohicon représentant le Maire, du directeur du CHD, le personnel soignant et administratif de l’hôpital, des malades et beaucoup de gens de bonne volonté. L’ancien Directeur, Monsieur Alfred KOUSSENOU était aussi au rendez-vous. Chaque année, une collecte de fonds est organisée en faveur de l’hôpital. L’effort des paroisses du diocèse et la générosité des participants à la messe de cette année ont permis de mobiliser sur place une somme de 3 661 025 FCFA. Les promesses qui ont été enregistrées étaient estimées à 945 000 FCFA. Le dixième anniversaire de l’institution de ce grand « rendez-vous de charité » quoique sobre, a été beau. Le gâteau d’anniversaire a été coupé. Mgr Eugène Cyrille HOUNDEKON et l’actuel directeur du centre au cours de ces agapes fraternelles, ont encore promis ne ménager aucun effort pour tisser la nouvelle corde au bout de l’ancienne. Le jeu en vaut vraiment la chandelle. En prélude à cette célébration, l’Association « Ami CHD Zou-Collines » a tenu sa deuxième Assemblé Générale ordinaire le mercredi 11 mai 2011. De sa création à ce jour, des actions importantes ont été réalisées et compte rendu en a été fait aux participants. Ces derniers, s’inscrivant toujours dans la dynamique des pères fondateurs, ont souhaité une refondation afin que les objectifs soient véritablement atteints et que les plus démunis de notre société aient aussi accès aux soins de qualité dans le centre.

vech_abDu 06 au 09 juin 2011, la Caritas diocésaine d’Abomey a reçu la visite de ses homologues de Dassa, Djougou et Lokossa sous la coupole de la Caritas nationale. Les différentes  séances prévues pour ces quatre jours étaient meublées d’exposés, de projections, de visites de terrain et des questions-réponses. Ce fut l’atteinte de l’un des objectifs du DIRO  Diagnostic Institutionnel et Renforcement Organisationnel qui stipule de créer un cadre d’échange et d’enrichissement mutuel entre les dix Caritas Diocésaines du Bénin.

Après l’accueil et l’installation des participants le lundi soir, la journée du mardi a été consacrée d’abord à la présentation générale de la Caritas d’Abomey par son Coordonnateur le Père Eustache NOBIME. Ensuite, M. Fidèle KOUKPONOU, chargé de projet de lutte contre la traite a aussi présenté le projet dont il a la charge avant de diriger toute la délégation pour la visite des deux centres féminins de Bohicon. Là, la délégation a pris connaissance des différents métiers d’apprentissage que sont la couture, la coiffure, la chaudronnerie, la layette, le tissage etc. Notons qu’à travers cette tournée, les participants ont été émerveillés de certains modules enseignés dans ces centres comme : l’enseignement ménager, le français fonctionnel, l’éducation civique etc. La matinée du troisième jour, a été meublé par l’exposé du projet SEDEKON qui prend en charge les personnes vivant avec le VIH/SIDA. Ayant eu lieu au centre de santé de Davougon, les participants ont eu l’opportunité de  découvrir tout le beau travail qui se fait dans ce centre de Davougon. Cette matinée a été sous la direction de M. Patrick LEGONOU. Le cap a été mis dans  l’après midi sur  le projet SILC, financé par CRS-Bénin.

La présentation a été assurée par MM. Simplice GOUDOU et Benjamin AYENA. La journée du jeudi était réservée pour la visite de deux groupements SILC, l’un pour la pratique de la méthodologie et l’autre pour les discussions d’apprentissage.             Enfin, une grande synthèse a été faite par tous les participants. L’atelier a pris fin dans une ambiance de gaieté et des demandes ont été faites pour l’institution du projet SILC dans d’autres diocèses.

Simplice GOUDOU

messageMgr

« Travaillons pour le bien de tous »

En cette année 2011, je voudrais que notre carême soit spécialement vécu en pensée et en action pour nos frères et sœurs qui croupissent à la prison civile d’Abomey.

La prison civile d’Abomey, comme la plupart des autres établissements pénitentiaires du Bénin, n’offre pas toujours à ses « locataires », les conditions minima exigées par la loi. On pourrait noter pêle-mêle : l’effectif pléthorique, l’exiguïté du cadre de vie, la promiscuité criarde, la détérioration du matériel, la vétusté des bâtiments, les maladies contagieuses, l’insuffisance du repas journalier, la longue détention préventive, la lenteur dans l’instruction des dossiers, le manque de soins sanitaires et de soins hygiéniques, etc, etc.

jea_aboDepuis 2009, le couple français Jean-Marie et Agnès HELLER par le biais du  Père Bernard MOEGLE est entré en partenariat avec la Caritas diocésaine d’Abomey. Avec l’appui technique de leur ami Thierry HENQUINNET, Agnès et Jean-Marie ont opté pour la prise en charge intégrale de 26 jeunes filles en formation dans le centre féminin de Mougnon, commune de Djidja. Ils œuvrent ainsi à la construction d’un avenir meilleur de ses enfants en supportant : leur habillement et leur restauration, en leur assurant les instruments et fournitures de travail. La promesse est même faite par le couple HELLER à chacune de ces filles de garantir leur insertion professionnelle.   Quant à la Caritas du diocèse, elle assure leur éducation morale, civile et professionnelle jusqu'à l’obtention du diplôme. Chaque année, ce couple et son ami ont  l’habitude de venir constater de visu les progrès et les résultats obtenus sur le terrain. Cette année, Ils ont séjourné du samedi 28 mai au mercredi 1er juin. Cette présence sur le terrain, leur a permis de  prendre directement contact avec les enfants, de s’entretenir avec elles afin de toucher du  doigt l’effectivité des actions dont la coordination a souvent rendu compte.

Simplice GOUDOU

lancement1Le Jeudi 13 Janvier 2011, la Caritas Diocésaine d’Abomey et l’UNICEF-Bénin ont procédé au lancement officiel du Projet d’Appui à la Lutte contre la Traite, les Autres formes d’Exploitation et  de violence sur les Enfants des communes d’Abomey et de Bohicon. Cette Cérémonie qui a rassemblé plusieurs autorités locales, administratives et religieuses, a été ponctuée de plusieurs allocutions.

journe_enfantsElle s’est déroulée en partenariat avec le CPS Bohicon et la Mairie de Bohicon. Dans ce cadre, une caravane a été organisée et a connu la participation de plus de 300 enfants. Ces derniers sont venus des centres de formation de la Caritas, des ONG œuvrant dans la protection des enfants et d’autres enfants pris en charge par le Centre de Promotion Sociale (CPS) de Bohicon.

Habillés pour la circonstance par la Caritas diocésaine d’Abomey, les enfants ont émerveillé une bonne partie de la population de Bohicon , avec l’itinéraire: CPS- école primaire publique de Zakpo- carrefour Moquas - galerie marchande-OCBN-Mairie.

Dans une ambiance festive animée par la fanfare, les caravaniers tenant des banderoles en mains ont exprimé haut et fort leur désir d’avoir des conditions de vie favorisant leur plein épanouissement.

L’objectif de cette manifestation était en effet d’appeler au respect des droits des enfants et à une synergie d’actions de tous les acteurs de la protection des enfants comme le recommande le thème de cette année:« Tous ensemble pour une action commune en faveur des enfants de la rue » . L’organisation de cette journée par la Caritas diocésaine d’Abomey en partenariat avec le CPS et la Mairie en est une illustration parfaite. Plusieurs allocutions ont meublé la cérémonie à la salle de conférence de la mairie. Successivement le 1er adjoint au Maire, la Responsable CPS, le Père Coordonnateur de la Caritas –Abomey ont dénoncé les violences faites aux enfants avant d’exhorter les uns et les autres au respect des droits des enfants.

Enfin le porte parole des enfants a remercié les organisateurs de la journée et a surtout appelé les autorités communales à leur faire d’avantage d’attention.

Beaucoup d’autres ONG du cadre de concertation des OEV ont pris part à la dite manifestation.

Des agapes fraternelles  et diverses animations ont mis fin à la journée.

Fidèle KOUKPONOU

animation projet silcLe Projet SILC AMAZONE est un projet qui fait corps au programme de promotion des SILC dont la Caritas diocésaine d’Abomey a entrepris l’expérimentation depuis le 17 Septembre 2007.

Le but du Projet est de permettre à la majorité des familles pauvres du Diocèse d’Abomey d’asseoir leur propre méthode de financement associatif en vue d’accroître leur fonds d’activité génératrice de revenu et de trouver par elles-mêmes des solutions convenables à leurs problèmes spécifiques.