Conformément à son plan de travail annuel 2018, Caritas Parakou réalise actuellement, entre autres mesures d’adaptation aux changements climatiques, une rétention d’eau de surface pour les populations du village de Babarou et ses environs.

Le village de Babarou dans l’arrondissement d’Alafiarou est situé à 27 km à l’ouest de Tchatchou dans la Commune de Tchaourou. L’examen des données pluviométriques de la station de Tchaourou montre que la quantité moyenne annuelle d’eau de pluie recueillie est de 1 176 mm (moyenne de l’année de 1988 à 2010). Cette pluviométrie annuelle se concentre sur une période de sept (07) mois d’avril à octobre. La saison sèche occupe la période allant de novembre à mars. Les populations de ce village souffrent du manque d’eau durant la saison sèche. Mais il n’existe pas dans ce village une réserve d’eau de surface pour les activités agropastorales. La retenue d’eau en cours de construction contribuera au bien-être de ces populations et à la promotion de leurs activités agricoles et économiques. La construction de cette retenue d’eau vise quatre buts à savoir :

Humain : la disponibilité d’eau au profit des populations

Pastoral : l’accroissement de la production animale par l’amélioration des conditions de vie des animaux.

Piscicole : la constitution d’un milieu favorable à l’éclosion des poissons. La pèche pourra être un métier d’avenir pour la population.

Agricole : la pratique des cultures de contre-saison et surtout le maraichage

Au plan environnemental, cette retenue d’eau permettra par infiltration la recharge de la nappe et un écosystème favorable à la faune et à la flore, avec une influence positive sur le climat local.

Pour atteindre ces objectifs, la retenue d’eau est dimensionnée en conséquence. A la fin des travaux, elle aura une capacité de rétention d’eau d’environ 32 724 m3. Elle sera équipée d’ouvrages annexes : un abreuvoir pour les animaux, une aire de lessive pour les femmes et un périmètre agricole pour le maraîchage. Les travaux seront achevés au mois de juillet 2018 au grand bonheur des populations.

Nazaire KOSSOUHO,

Chargé des Programmes,

Chargé de Communication à Caritas Parakou

Depuis 2013, la Caritas-Bdbd forme des femmes leaders sur la fabrication et l’usage des foyers améliorés (FA) en vue de contribuer à la réduction de la déforestation dans l’archidiocèse de Parakou.
L’utilisation des FA constitue en effet l’une des mesures d’adaptation aux changements climatiques énumérées par la population rurale au cours du diagnostic participatif. Ce sont des foyers de fabrication artisanale, respectueux de l’environnement et moins consommateurs de bois.

Dans le but de renforcer les faibles moyens de production et de gestion des femmes du groupement « Sourou Tawi » (en langue lokpa : la patience paie) du village de Téoukpara dans l’arrondissement de Sanson, Commune de Tchaourou, la Caritas-BDBD en partenariat avec Catholic Relief Services (CRS) apportent un appui organisationnel et matériel à ce groupement.

Sur le plan organisationnel, le groupement bénéficie d’un renforcement de capacités en termes de formation de secrétaires et de recyclage de ses membres.

Sur le plan matériel, le groupement a également reçu des marmites, seaux, bassines, bols et des matières premières (soude, beurre de karité, huile de palme) nécessaires à la production de savon.

Un bâtiment composé d’une salle de réunion, d’un magasin, d’une cuisine, et équipé en tables, chaises avec accoudoirs et tableaux, sur financement de CRS-BENIN, est construit.

La bénédiction de ce bâtiment a été assurée par le Père Henri EDOH, Directeur de la Caritas-BDBD, qui a procédé à sa mise en service le vendredi 31 mars 2017 en présence Monsieur Bani GBAOURE, Chargé de Suivi-évaluation, de Madame Aïssatou ADAMOU, Chargée du projet, ainsi que des femmes du groupement et de leurs proches.

savon kongui-pkou2

Le groupement des femmes « Sourou Tawi » mène des activités génératrices de revenus en vue d’assurer l’autonomie de ses quarante-cinq (45) femmes membres. Elles se sont engagées dans la production du savon boule communément appelé « Kogui ».

Ce groupement ne disposait pas d’’un cadre adéquat et de moyens matériels appropriés pour la production et la vente de ce savon.

 

Aissatou ADAMOU, Chargée du projet

 Les agents de la Caritas BDBD peuvent rédiger et publier des articles sur le Site de Caritas Bénin. C’est l’objectif atteint à la fin de l’atelier de formation qui s’est tenu du 2 au 5 juin 2014 dans la salle de Conférence de la Caritas BDBD.

En effet, sous la demande du Père Henri EDOH, Directeur de la Caritas de l’Archidiocèse de Parakou, le Secrétariat National de Caritas Bénin a organisé à Parakou une rencontre d’échange et de renforcement de Capacités autour du thème « l’animation de la page de la Caritas BDBD ».

Les modules abordés au cours de cet atelier sont :

 

Le développement durable n’est possible qu’à travers une parfaite intégration de toutes ses ressources humaines dans la vie socio-économique de l’Archidiocèse de Parakou. Autrement dit, c’est un développement qui doit prendre en compte toutes ses composantes. La faible implication des femmes dans les instances de prises de décisions explique la cause de leur dépendance économique vis-à-vis de leurs époux.

La promotion de la femme rurale constitue l’un des axes prioritaires de développement promu par la Caritas-BDBD. En effet, pour contribuer à l’autonomisation financière de la femme rurale et à l’épanouissement des jeunes filles en milieu rural dans l’Archidiocèse de Parakou, la Caritas-BDBD a conduit un projet dénommé « Promotion Féminine », avec l’appui du Secours Catholique et d’autres partenaires.

Au cours des trois dernières années, ce projet a contribué au renforcement des capacités financières et organisationnelles des femmes rurales au sein des Communautés d’Epargne et de Crédit Internes (CECI) à travers des séances de formation et d’alphabétisation, des visites d’échanges, des appuis matériels et de l’appui-conseil.

Le renforcement de leurs capacités a permis à ces femmes rurales non seulement d’accroître leurs activités génératrices de revenus, mais aussi et surtout d’améliorer la gestion de leurs revenus. Ces activités sont entre autres le maraîchage, l’élevage, la transformation agro-alimentaire, le stockage et la vente des produits agricoles locaux. Ainsi, 1500femmes environ regroupées au sein de 75 groupements de villages de l’Archidiocèse de Parakou ont été sensibilisées sur l’importance de ces activités.

Malgré les difficultés de gestion inhérentes à toute organisation, ces différentes activités ont été exécutées avec succès dans les villages, sur les fonds propres cotisés par les membres de ces groupements. Cela a fortement redynamisé la vie socio-économique de ces femmes dans les villages et leur a permis de s’assurer des revenus non négligeables susceptibles de réduire de manière significative leur dépendance à l’égard de leurs époux.

L’épanouissement des jeunes filles des villages en situation difficile a été également favorisé par leur prise en charge et leur inscription dans les centres de formation féminine et d’apprentissage dans la couture, la coiffure, la pâtisserie et la layette.

Ainsi, 80 jeunes filles ont été inscrites, durant la période du projet, dans des centres de formation féminine. De ces 80 jeunes filles, 30 jeunes filles ont achevé leur cursus de formation et ont eu le privilège de recevoir leurs attestations de fin de formation. De ces 30 jeunes filles, 05 meilleures et 06 démunies ont été appuyées en matériels pour s’installer dans la vie active.

En somme, la Caritas-BDBD entreprend des actions de développement en vue de réduire la pauvreté de la femme rurale dans l’Archidiocèse de Parakou afin d’assurer son plein épanouissement et son autonomie dans la société.

Une mission de pré-évaluation du troisième trimestre de 2014 a permis d’apprécier l’état d’avancement des activités des CECI dans l’archidiocèse de Parakou et de renforcer les capacités à travers des visites de supervision et recherche-action.

Le point de la collecte des données des groupements révèle que 274 membres CECI dont 87,6% de femmes répartis entre 13 groupements sont suivis. Ces vaillants membres ont à leur disposition, un actif total de 5 925 475 francs CFA. Le taux d’utilisation de l’épargne mobilisée à ce jour est de 78,1%.