Le faible accès aux services financiers des femmes des communautés rurales, la faible organisation des femmes à saisir les opportunités d’affaire et le manque de confiance en soi sont, entre autres, les facteurs qui expliquent les conditions d’existence très précaires des femmes et des communautés rurales du diocèse de Porto-Novo. C’est dans ce contexte que la Caritas Diocésaine de Porto-Novo a initié et exécuté le Projet de résilience économique des femmes des communautés paroissiales du diocèse de Porto-Novo avec l’appui financier du Catholic Relief Services (CRS).

Après une année d’intenses activités sur le terrain, nous pouvons noter les réalisations suivantes

  • Identification de 15 paroisses partenaires pour abriter le projet,

  • Sensibilisation et la mobilisation de 893 femmes sur les 15 paroisses impliquées,

  • Création et le suivi de 48 groupements de femmes sur 15 paroisses du diocèse de Porto-Novo,

  • Octroi d’une subvention 200.000 F CFA par groupement pour le financement des activités coopératives.

  • Identification et formation de 30 relais communautaires pour assurer une pérennisation des actions du projet.

  • Renforcements de capacités sur les thématiques telles que : La vie associative et les activités coopératives, Le leadership féminin et La gestion des crédits et la conduite des AGR ont été organisés au profit des femmes participantes.

Suite à nos actions, les résultats tangibles observés au niveau des groupements se présentent comme suit :

  • Montant de l’épargne des groupements : 7 121 850 FCFA,

  • Nombre de crédit accordés aux membres : 1 310

  • Intérêts sur les crédits accordés : 1 507 250 F CFA

  • Montant du patrimoine des groupements : 9 032 125 F CFA

Nous remercions Dieu pour sa providence qui ne fait jamais défaut.

Merci à Monseigneur Aristide GONSALLO pour son implication personnelle et son appui pour la pérennisation et la sécurisation des acquis.

Merci au CRS qui dans une dynamique d’apprentissage a permis par Caritas Bénin que Caritas Porto-Novo mette en œuvre elle-même pour la première un projet. Cette chance est surtout le fruit du savoir faire du Père Philippe SANHOUEKOUA, directeur national que nous remercions ici avec le chargé de partenariat.

Merci aussi à tous les acteurs du Projet et de Caritas Porto-Novo. Dieu nous bénisse.

reunion groupement femmes

 

Caritas Porto-Novo, Aimer comme Jésus, Servir comme Marie.

Dans le but de renforcer les faibles moyens de production et de gestion des femmes du groupement « Sourou Tawi » (en langue lokpa : la patience paie) du village de Téoukpara dans l’arrondissement de Sanson, Commune de Tchaourou, la Caritas-BDBD en partenariat avec Catholic Relief Services (CRS) apportent un appui organisationnel et matériel à ce groupement.

Sur le plan organisationnel, le groupement bénéficie d’un renforcement de capacités en termes de formation de secrétaires et de recyclage de ses membres.

Sur le plan matériel, le groupement a également reçu des marmites, seaux, bassines, bols et des matières premières (soude, beurre de karité, huile de palme) nécessaires à la production de savon.

Un bâtiment composé d’une salle de réunion, d’un magasin, d’une cuisine, et équipé en tables, chaises avec accoudoirs et tableaux, sur financement de CRS-BENIN, est construit.

La bénédiction de ce bâtiment a été assurée par le Père Henri EDOH, Directeur de la Caritas-BDBD, qui a procédé à sa mise en service le vendredi 31 mars 2017 en présence Monsieur Bani GBAOURE, Chargé de Suivi-évaluation, de Madame Aïssatou ADAMOU, Chargée du projet, ainsi que des femmes du groupement et de leurs proches.

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Le groupement des femmes « Sourou Tawi » mène des activités génératrices de revenus en vue d’assurer l’autonomie de ses quarante-cinq (45) femmes membres. Elles se sont engagées dans la production du savon boule communément appelé « Kogui ».

Ce groupement ne disposait pas d’’un cadre adéquat et de moyens matériels appropriés pour la production et la vente de ce savon.

 

Aissatou ADAMOU, Chargée du projet

L’hygiène et l’assainissement de base est l’un des secteurs privilégiés de la Caritas & Développement du diocèse de KANDI, pour un meilleur développement du département de l’Alibori. Ainsi depuis quelques années avec le soutien technique et financier de Catholic Relief Services, Caritas aide les populations à comprendre qu’il faut un environnement sain pour un corps sain.

Depuis octobre 2016, Caritas a mis en œuvre entre autres, dans les arrondissements de Sonsoro et de Bagou, précisément dans les villages de Sinawongourou, Sonsoro, Badou et Bagou un projet intitulé : « Promotion de l’Hygiène et de l’Assainissement dans le Diocèse de Kandi (PHYADIK) ». Ayant pour objectif, l’amélioration des pratiques d’hygiène et d’assainissement, des sensibilisations et des persuasions sont faites, des comités villageois d’hygiène sont installés et organisent avec la population des journées de salubrités.

L’adhésion des populations à cet objectif se traduit d’abord par l’entretien de leur concession, le respect des règles d’hygiène et d’assainissement dans leur ménage. Ensuite, par leurs sorties pour les journées de salubrité. Les marchés, les points d’approvisionnement d’eau, les principales rues des villages, les lieux publics sont nettoyés chaque quinzaine. Pour donner de l’entrain au travail, des chantres et des griots animent ces journées. Par leurs prestation, Ils rappellent l’utilité de ces campagnes de salubrité pour le bien être.

C’est à Badou dans l’arrondissement de Bagou, commune de Gogounou que l’expérience est alléchante. La chef d’arrondissement s’est personnellement impliquée ; délégué et élus locaux sont à la tache. Le Major du centre de santé et son personnel ne sont pas restés à la marge. Et pour assurer une pérennité au projet, l’école primaire s’est engagée aussi dans le processus de restaurer le cadre de vie. Les apprenants sont sensibilisés aux avantages de l’hygiène et de l’assainissement par leurs maîtres. Ces apprenants relaient dans leurs familles les notions apprises et participent aux journées de salubrité. « Nous sommes obligés de rentrer dans la bataille contre l’insalubrité de notre localité car les actions de Caritas ici sont obvies et motivent. Malgré les efforts qui restent à fournir, en quelques mois, Badou a changé. Ensemble, nous devons œuvrer pour qu’il soit plus propre et toujours propre » affirme un enseignant qui allègrement nettoyait une artère principale avec ses élèves.

Nous sommes heureux des effets de ce projet dans les localités d’intervention surtout en cette période pluvieuse. Notre vœu est de les pérenniser davantage et d’implémenter ce projet dans les autres localités de notre diocèse afin que les bonnes pratiques en hygiène et assainissement deviennent des réflexes pour chacun. Nous remercions nos partenaires Catholic relief Services et Caritas BENIN, nos autorités politiques et administratives, les élus locaux et toutes les populations locales pour leur confiance, leur soutien et leur implication. Que la convergence de nos idées, efforts et actions contribuent au développement de nos cadres de vies.

Campagne à Sansoro

Delphin M. TCHAMOU, Chargé de projets à la Caritas & Développement KANDI

Dans la journée du vendredi 03 Mars 2017 le village de Sah-Condji situé à 2,5 km de la paroisse Ste Thérèse de l’enfant Jésus de Djanglamey (commune de Grand-Popo) a connu un incendie provoqué par des feux de brousses. Cet incendie a causé des dégâts considérables à savoir  17 ménages entièrement dévastés et 64 victimes dont 23 enfants et trois personnes du troisième âge. Cette situation n’a pas laissé indifférente la Caritas Diocésaine de Lokossa qui a initiée coordonnée une opération de collecte de vivres, de vêtements et de fournitures scolaire.

Ainsi le lundi 20 Mars 2017, une délégation composée du Directeur de la Caritas Diocésaine de Lokossa, le Père Samuel Kouessi HOUNKPE, du père Paul HOUSSOU curé doyen d’Agoue, du père Denis HOUNSA délégué décanal de la Caritas, du père Gilles DOSSOU de la paroisse Saint Joseph de Grand Popo, de l’équipe diocésaine Caritas, du Chef du Centre de Promotion Social de Grand-Popo et quelques agents de la mairie s’est rendue au chevet des sinistrés. Avec le soutien des fidèles du doyenné d’Agoué et la générosité des paroisses Saint Michel de Comé, Sainte Thérèse d’Agonve (Lokossa), Sainte Cathérine de Sienne d’Agnivedji (Lokossa), Christ Roi de Zogbedji (Lokossa), Saint Jean Baptiste de Dogbo, Immaculé Conception d’Azove, elle a pu offrir aux sinistrés des vivres (Sacs de riz, bidons d’huile), des lots de vêtements, des kits scolaires (carton de cahiers, stylos, gommes, crayons, boites mathématiques, craies) et une enveloppe de 165500 franc CFA.

Dans son mot de réconfort, le père Samuel Kouessi HOUNKPE a rappelé les temps forts que l’église vit actuellement : le temps de carême ou nous sommes invités à la prière, au jeûne et l’aumône. Il a aussi mis en relief l’un des objectifs de la Caritas qui est de faire face aux situations de drame et d’urgence qui surviennent dans la vie des populations.

Prenant la parole, le responsable du comité villageois Mr BOSSA Christophe qui est en même temps membre du comité pastoral paroissial de Djanglame a remercié la Caritas pour ce grand apport. L’occasion lui a aussi permis d’implorer la bénédiction divine sur toutes les âmes généreuses pour leur geste d’amour qui élève l’autre et relève la miséricorde de Dieu.

 

Abbé Dénis HOUNSA

Aumônier décanal de la Caritas (Agoue)

Jusqu’au 13 juillet 2017, les 700 habitants du village Kingbé, dans l’arrondissement de Oungbègamè, commune de Djidja devraient parcourir plusieurs kilomètres pour avoir de l’eau potable et consommable.

Un forage à motricité humaine vient d’être mis à leur disposition. Fruit du partenariat entre le Centre Panafricain de Prospective Sociale-Institut Albert TEVOEDJRE (CPPS-IAT) et Caritas Bénin, il est financé par l’ambassade du Japon près le Bénin.
C’est là, une des réalisations de l'initiative africaine d’éducation à la paix et au développement par le dialogue inter-religieux et inter-culturel ou programme « la paix par un autre chemin » du CPPS-IAT.

M.Thierry AÏNA, représentant le Ministre de l’Energie, de l’eau et des Mines, Son Excellence Kiyofumi KONISHI, ambassadeur du Japon près le Bénin, le Médiateur de la république, M. Joseph GNONLONFOUN et le Père Philippe SANHOUEKOU ont officiellement mis en service ce précieux ouvrage, sous le regard admiratif de la population et des représentants des différentes confessions religieuses.

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Le mardi 24 janvier 2017 au Centre Paul VI, le Scdih - Caritas Cotonou a organisé une mini foire pour promouvoir, valoriser et commercialiser les produits des femmes rurales.

Les femmes de Vingt (20) groupements de la zone Tori Ouidah Kpomanssè ont expose des produits tels que huile rouge, aklui, amuse gueule, gari, tapioka ananas, fromage de soja.

Cette activité entre dans le cadre de la mission du Scdih Caritas Cotonou, et spécifiquement celle de son son programme « Animation rurale ». Il s’agit de rendre autonomes les femmes rurales par la production, la transformation, la conservation et la commercialisation des produits agricoles.

Le mardi 07 février 2017, ce sera le tour des groupements de la zone Allada Toffo Zè d’exposer leurs produits, toujours au Centre Paul VI.

Le samedi 08 Juillet 2017, le centre de santé Bodarima ‘’Divine Miséricorde’’ de l’arrondissement de Kotopounga dans la commune de Natitingou, a écrit une autre belle page de son histoire : une ambulance a été offerte gracieusement à ce centre de santé. Ce centre de santé avait soumis à la Caritas Diocésaine et Développement un projet d’acquisition d’un véhicule à quatre roues.

A travers les Caritas diocésaines, chargées de la coordination de la pastorale sociale, les diocèses du Bénin travaillent pour  le développement intégral de tout homme et de tout l'homme. Dans ce cadre, la Caritas Diocésaine et Développement de Natitingou (CDD) a initié depuis 2006, avec  Catholic Relief Services (CRS) le projet SILC-AMAZONE.

Cette initiative s'est donnée pour ambition de contribuer de façon pertinente à l'autonomisation des femmes en les organisant en groupements appelés Communautés d'Epargne et de Crédits Internes (CECI). Depuis lors, la femme rurale a accru son épargne avec un accès plus facile au crédit. Après 10 ans, au regard des bienfaits du projet, les membres de ces CECI des paroisses de Cobly et de Boukoumbè se sont mobilisées pour rendre grâce à Dieu.

Sur les deux   Paroisses, les manifestations ont commencé par une caravane à travers la ville suivi de la célébration eucharistique présidée  à  Cobly par l'Abbe Camille SEKE, Directeur Adjoint de la CDD et à Boukoumbe par l'Abbe Abraham GHANABA, Directeur. Dans leur prédication, les deux pasteurs ont remercié le Seigneur pour ce que cette initiative apporte aux familles. Ils ont réitéré le désir de l’Église de voir chacun épanoui et heureux. Ils ont exhorté les membres à travailler pour le bien de chacun afin que ces groupements continuent d'exister et d'aider chacun à survenir à ses besoins.

A la fin de la célébration, les curés des deux paroisses ont salué les membres de la Catitas diocésaine et ceux des groupements pour ce projet qui les honore. Ils ont réitéré leur disponibilité à accompagner les initiatives de développement. 

Après les célébrations eucharistiques, les membres des CECI ont eu droit a une communication sur le thème : « La santé au cœur des priorités de l'Eglise Catholique ». Dans leur Développement, les conférenciers sont revenus sur le projet de MICRO ASSURANCE SANTÉ, à travers lequel, la CDD donne la possibilité aux membres des groupements, d’avoir un accès facile et à moindre coût, en cas de maladie. Ils ont fait remarquer le nombre infrastructures sanitaires de notre Église dans le département de l'Atacora puis ils ont exhorté chacun à adhérer à la Micro Assurance Santé, afin d'éviter les dépenses colossales en cas de maladie. 

 Pour la paroisse de Boukoumbe, un scketch à été présente qui montre les bienfaits de la Micro Assurance Santé. 

Enfin, les participants en pris ensemble une agape fraternelle qui a marqué la fin des manifestations.

Vivement que ces CECI deviennent des creusets de solidarité et de partage pour la joie des femmes et des familles rurales.

JEAN PIERRE BAGRI

SUPERVISEUR MAS-NATITINGOU