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Caritas Bénin participe aux travaux de formulation du futur projet « Réseau Agro-écologie au Sahel » à Ouagadougou

Du 1er au 3 Mai 2017, les acteurs de terrain et du niveau politique des Caritas du Bénin, du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, Niger, du Sénégal, du Tchad et du Togo se sont penchés , durant trois sur les questions liées à l’Agro-écologique. Ils ont discuté de plusieurs pistes d’actions pour la structuration du futur projet « Réseau Agro-écologie au Sahel ». Ils ont également proposé de nouvelles pistes d’action pour mieux intégré l’Agro-Ecologie dans leurs projets actuels.

 

Caritas Bénin à travers sa Direction des Programmes et la Caritas diocésaine de Natitingou, a participé à l’atelier de formulation du futur projet « Réseau Agro-écologie au Sahel » à Ouagadougou. Cet atelier organisé par le Secours Catholique Caritas France (SCCF) avec l’appui technique du Centre International de la Recherche Agronomique pour le Développement (Cirad) et de Stratégie, ingénierie et communication du développement durable (Transitions) a regroupé les acteurs de terrain et du niveau politique des Caritas du Bénin, du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, Niger, du Sénégal, du Tchad et du Togo. Ces pays, depuis la zone de Bogué (Mauritanie) au nord jusqu’à celle de Natitingou au sud correspondent à un long transect agro-climatique caractéristique du Sahel (entre 250 mm/an à Bogué jusqu’à plus de 1000 mm/an dans les zones les plus pluvieuses de l’Atacora au Bénin). Cette variabilité climatique impose les choix d’activités des producteurs quand l’irrigation n’est pas envisageable.

Durant trois jours donc, les participants se sont accordés sur une définition partagée de l’Agro-Ecologie qui correspond à des modèles d’agriculture reposant sur les 3 piliers suivants :

  • Un ensemble de pratiques (agriculture, élevage, foresterie) reposant sur des processus naturels visant l’amélioration de la production (en quantité et en qualité) tout en cherchant à éliminer l'usage des intrants chimiques et des énergies fossiles et à préserver l’environnement et la santé publique ;

  • Une diversité d’activités complémentaires procurant aux producteurs des résultats économiques satisfaisant les besoins de leur famille tout en cherchant à accroitre leur autonomie (connaissances, crédit maitrisé, réduction des achats d’inputs) ;

  • Le renforcement de la cohésion sociale afin de (i) réduire les risques de conflit, (ii) limiter la marginalisation des plus vulnérables et (iii) favoriser l’action collective (aménagement de l’espace, commercialisation, accès aux intrants adaptés).

Ainsi donc, pour les Caritas, l’Agro-Ecologie c’est :

  • se préoccuper aussi du développement humain, du renforcement de la cohésion sociale, de l’amélioration du bien être du plus grand nombre et de la protection de l’environnement local et global ;

  • accroitre l’autonomie des producteurs par l’amélioration de leurs capacités de choix (ne pas se limiter à la substitution d’intrants chimiques par des bio-intrants achetés aux entreprises commerciales) ;

  • un processus progressif, une transition qui n’exclut pas l’usage momentanée d’intrants chimiques (engrais minéraux, pesticides peu dangereux /homologués) quand aucune solution naturelle n’est disponible et quand cet usage est raisonné.

De ce point de vue, l’Agro-Ecologie devient la recherche d’un équilibre intégrant des techniques valorisant et respectant la nature, visant la rentabilité économique d’une combinaison d’activités et des processus favorables au développement humain. De même, elle devra répondre aux 4 enjeux que sont la sécurité alimentaire et la qualité de l’alimentation, la sécurisation des revenus des familles paysannes, le changement climatique et la cohésion sociale.

Au terme des travaux, les pistes d’actions suivantes ont été proposées par les participants pour mieux intégrer l’Agro-Ecologie (AE) dans les projets actuels. Il s’agit notamment des méthodes de travail, des techniques de production, de la commercialisation des produits et des mesures d’accompagnement. De même, la création du « réseau agro-écologie idéal » des Caritas concernées a été proposée. Ses missions sont entre autres de favoriser la mise à niveau des cadres et animateurs des Caritas, de diffuser auprès des membres des informations sur l’AE, d’organiser la capitalisation, la mutualisation et la diffusion des expériences, de favoriser les soutiens mutuels, d’organiser des visites d’échanges, d’identifier et proposer des formations thématiques sur l’AE, de mobiliser des experts et les mettre à disposition des projets des Caritas du réseau. Ce réseau aura également à explorer toutes les opportunités liées à l’AE, d’appuyer la conception de projets AE, d’encourager l’innovation, d’appuyer les Caritas qui souhaitent répondre à des appels à projets sur l’AE, voire les aider à lancer des appels à projets, d’animer le plaidoyer pour des projets AE, de participer aux cadres de concertation régionaux et internationaux.

Les pistes d’actions suivantes ont été également discutées pour la structuration du futur projet. Il s’agit essentiellement des 3 volets que sont le renforcement des capacités par le Réseau, les actions innovantes en AE devant faire l’objet d’appel à propositions puis la communication, diffusion et plaidoyer.

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Blandine Babadankpodji, Directrice des Programmes/Caritas Bénin


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