clemence1Je m’appelle Clémence Vayson, et j’ai 20 ans. L’été dernier j’ai vécu ma première expérience africaine qui ne sera pas la dernière : je suis partie pendant 1 mois et demi au Bénin, et plus précisément à Bohicon. J’ai voulu partir là bas pour me mettre au service de personnes qui ont besoin d’aide. J’ai donc passé tout mon temps à aider la Caritas diocésaine d’Abomey en effectuant plusieurs missions, mais aussi à visiter ce beau pays !

za1La Caritas diocésaine d’Abomey a réalisé au sein de l’école catholique St Paul de Za Agbogbomey, un chantier d’été avec l’appui financier de la Fondation d’Auteuil. C’état du 11 au 28 juillet 2012. L’événement a connu la participation de 10 jeunes français de Bordeaux et 10 homologues béninois. Chaque groupe était accompagné de son équipe d’encadrement.

traite_unicefDans les efforts de recherche de financement des activités de protection de l’enfant, un partenariat a été signé entre la Caritas diocésaine d’Abomey et l’Unicef-Bénin en octobre 2010. Ce partenariat avait pour objet le cofinancement du projet d’appui à la lutte contre la traite, les autres formes d’exploitation et de violences sur les filles dans les communes d’Abomey et Bohicon. D’un cours global de 76 199 000 FCFA, ce projet a été mis en œuvre d’Octobre 2010 à septembre 2012.

Le but de cet article est de présenter brièvement le projet, les activités réalisées, les résultats obtenus et les perspectives.

Pca1

Depuis Octobre 2012, la Caritas diocésaine d’Abomey est impliqué dans la mise en œuvre du Programme de Cours Accélérés (Pca) initié dans la commune de Bohicon à l’attention des enfants non scolarisés et déscolarisés. L’objectif de ce programme est d’offrir aux enfants de 10 à 17 ans, les compétences fondamentales dans les différents champs de formation ainsi que les compétences de vie courante.

silcs_uneChaque année depuis 2007, en moyenne 4400 personnes, majoritairement des femmes, exclues des cibles des Institutions de Micro Finance se mettent ensemble pour constituer des communautés Epargnes et de Crédits Internes (Ceci). Les membres de ces groupements, malgré leurs maigres revenus, arrivent à épargner des montants variant de 12.000.000 à 48.000.000 Fr CFA et s’allouent des crédits pour mener des activités génératrices de revenus. Cette prouesse est le fait du Projet Savings and Internal Lending Communauties (Silc) de la Caritas Diocésaine d’Abomey. Celle-ci a remis aux représentants de 195 groupements leur attestation de maturité. C’était le jeudi 31 Mai 2012 au stade municipal de la commune de Covè

Dans cette nouvelle parution du bulletin d’information et de formation de la Caritas diocésaine d’Abomey, vous lirez les articles suivants :

  • Concept et Identité de la Caritas
  • La rentrée des centres féminins
  • Les cas de succès des Communautés d’Epargne et de Crédit Interne (CECI)
  • Prise en charge de 40 enfants en situation difficile
  • La formation de type Dual : une aubaine pour les apprenantes
Cliquer ici pour consulter tout le bulletin

mgr_agboka27 avril 2008 -27 avril 2011. Voici trois ans que s’en est allé vers les félicités éternelles son Excellence Mgr Lucien MONSI AGBOKA, 1er Evêque du diocèse d’Abomey.

Affectueusement appelé « DAAGBO » à cause de sa sollicitude paternelle dont le style reste encore inégalé jusqu’à ce jour, Mgr Lucien MONSI AGBOKA a marqué les esprits et il sera difficile aux fidèles du diocèse d’Abomey de perdre sa mémoire. D’ailleurs les nombreuses œuvres qu’il a accomplies sont là et rappellent à chaque instant, son souvenir: le garage  Saint Joseph, l’imprimerie Saint Josaphat, la menuiserie Bon Pasteur, les fermes de kpoto-Akiza, de Bamè, de Kpètèkpa, l’auberge Bon Samaritain, les centres féminins et masculins de formation…

Sur le plan social,  il s’est battu tout son épiscopat durant pour la défense des filles victimes du mariage forcé et/ou précoce, de la séquestration dans les couvents de vodoun, de la maltraitance sous toutes ses formes, du système d’enfant placé « Vidomègon », du trafic transfrontalier … Ce drame humain continue toujours de se produire dans notre région surtout dans les zones les plus reculées. Les filles continuent toujours de frapper aux portes des centres féminins et il n’est pas question d’arrêter le mouvement. C’est pourquoi l’ensemble  de ceux et celles à qui il a donné la chance d’apprendre un métier  et de se réaliser dans la vie, a  décidé de créer une structure qui porterait son nom : Fondation Mgr Lucien MONSI AGBOKA.

Son objectif  est de financer la formation professionnelle des jeunes filles et des jeunes garçons  principalement ceux des familles démunies pour en faire des acteurs du développement dans leur milieu en les libérant des pressions sociales qui les en empêchent. De façon spécifique, il s’agira de : Poursuivre la lutte contre toutes formes de maltraitance des jeunes filles. Leur donner les soins psychologiques appropriés. Accueillir les  jeunes garçons de conditions défavorables et les héberger. Assurer aux jeunes filles et aux jeunes garçons, des métiers porteurs pour l’auto promotion. Appuyer les jeunes filles et les jeunes garçons pour leur insertion dans la vie active. Le bureau exécutif de cette fondation est déjà constitué; l’évêque d’Abomey en est  le président.  Ce bureau comprend entre autre deux membres du cercle  familial de Mgr AGBOKA. Le règlement  intérieur et les statuts sont en cours d’élaboration et la procédure administrative pour sa reconnaissance officielle est confiée à un cabinet de notaire. L’autorité municipale a accordé une place publique en sa mémoire et la statue sera bientôt réalisée. Pour l’heure, Monseigneur l’Evêque du diocèse d’Abomey souhaite que cette fondation commence par laisser des empreintes. C’ est pourquoi il propose l’achat d’une ferme d’au moins dix(10) hectares dans la zone de Djidja. Les fils et filles essayent de rendre dynamique ce « nouveau-né ». Ils envisagent dans sa maison de retraite à Djègbadji (RECO), une messe pour cette troisième année de son décès. Un pèlerinage  est aussi en vue pour tous les bénéficiaires de ses œuvres. Les dates de ces deux événements seront  précisées ultérieurement. Le bureau de l’Amicale profite de cette commémoration pour inviter tous les fils et filles spirituels de Monseigneur AGBOKA à resserrer les  rangs pour perpétuer l’héritage que nous a laissé notre DAAGBO.

Serges VITOULEY

vech_abDu 06 au 09 juin 2011, la Caritas diocésaine d’Abomey a reçu la visite de ses homologues de Dassa, Djougou et Lokossa sous la coupole de la Caritas nationale. Les différentes  séances prévues pour ces quatre jours étaient meublées d’exposés, de projections, de visites de terrain et des questions-réponses. Ce fut l’atteinte de l’un des objectifs du DIRO  Diagnostic Institutionnel et Renforcement Organisationnel qui stipule de créer un cadre d’échange et d’enrichissement mutuel entre les dix Caritas Diocésaines du Bénin.

Après l’accueil et l’installation des participants le lundi soir, la journée du mardi a été consacrée d’abord à la présentation générale de la Caritas d’Abomey par son Coordonnateur le Père Eustache NOBIME. Ensuite, M. Fidèle KOUKPONOU, chargé de projet de lutte contre la traite a aussi présenté le projet dont il a la charge avant de diriger toute la délégation pour la visite des deux centres féminins de Bohicon. Là, la délégation a pris connaissance des différents métiers d’apprentissage que sont la couture, la coiffure, la chaudronnerie, la layette, le tissage etc. Notons qu’à travers cette tournée, les participants ont été émerveillés de certains modules enseignés dans ces centres comme : l’enseignement ménager, le français fonctionnel, l’éducation civique etc. La matinée du troisième jour, a été meublé par l’exposé du projet SEDEKON qui prend en charge les personnes vivant avec le VIH/SIDA. Ayant eu lieu au centre de santé de Davougon, les participants ont eu l’opportunité de  découvrir tout le beau travail qui se fait dans ce centre de Davougon. Cette matinée a été sous la direction de M. Patrick LEGONOU. Le cap a été mis dans  l’après midi sur  le projet SILC, financé par CRS-Bénin.

La présentation a été assurée par MM. Simplice GOUDOU et Benjamin AYENA. La journée du jeudi était réservée pour la visite de deux groupements SILC, l’un pour la pratique de la méthodologie et l’autre pour les discussions d’apprentissage.             Enfin, une grande synthèse a été faite par tous les participants. L’atelier a pris fin dans une ambiance de gaieté et des demandes ont été faites pour l’institution du projet SILC dans d’autres diocèses.

Simplice GOUDOU

jea_aboDepuis 2009, le couple français Jean-Marie et Agnès HELLER par le biais du  Père Bernard MOEGLE est entré en partenariat avec la Caritas diocésaine d’Abomey. Avec l’appui technique de leur ami Thierry HENQUINNET, Agnès et Jean-Marie ont opté pour la prise en charge intégrale de 26 jeunes filles en formation dans le centre féminin de Mougnon, commune de Djidja. Ils œuvrent ainsi à la construction d’un avenir meilleur de ses enfants en supportant : leur habillement et leur restauration, en leur assurant les instruments et fournitures de travail. La promesse est même faite par le couple HELLER à chacune de ces filles de garantir leur insertion professionnelle.   Quant à la Caritas du diocèse, elle assure leur éducation morale, civile et professionnelle jusqu'à l’obtention du diplôme. Chaque année, ce couple et son ami ont  l’habitude de venir constater de visu les progrès et les résultats obtenus sur le terrain. Cette année, Ils ont séjourné du samedi 28 mai au mercredi 1er juin. Cette présence sur le terrain, leur a permis de  prendre directement contact avec les enfants, de s’entretenir avec elles afin de toucher du  doigt l’effectivité des actions dont la coordination a souvent rendu compte.

Simplice GOUDOU

Sous-catégories

carte implentation

Grâce à ses structures décentralisées que sont les Caritas diocésaines, elle  est présente auprès du Béninois le plus reculé.

Le réseau de .CARITAS Bénin est constitué de dix diocèses, plus de cinq cents paroisses et au moins deux mille cinq cents bénévoles. Ce réseau est actif et opérationnel dans les 77 communes que compte le Bénin.

Caritas Bénin dispose donc de capacités stratégiques lui permettant d’anticiper et d’intervenir partout au Bénin, dans les différents domaines où le sort des enfants, des femmes et des hommes se joue et souvent sans eux.